Questions fréquentes sur la hausse des tarifs de l’électricité
Le fait que les tarifs globaux diminuent légèrement en moyenne en 2026 s’explique essentiellement par la baisse des prix de l’énergie. En effet, de nombreux contrats d’approvisionnement conclus en 2022 et 2023 à des prix exceptionnellement élevés arriveront à échéance dans plusieurs régions. Comme les prix de gros restent relativement élevés par rapport aux années précédant 2022, les tarifs de l’énergie demeureront également à un niveau comparativement élevé en 2026. Les tarifs pour l’utilisation du réseau et les tarifs de mesure, considérés ensemble, augmentent par rapport à l’année précédente ; et ce, bien que le coût moyen pondéré du capital (WACC) pour le réseau soit de 3.43 %, ce qui est inférieur à l’année précédente (3.98 %), soit une baisse d’environ 120 millions de francs. Swissgrid affiche en outre des tarifs plus bas, faisant passer le prix du kWh à 1.42 centime (année précédente : 1.71 ct./kWh).
Les quelque 590 gestionnaires de réseau de distribution suisses avaient jusqu’au 31 août 2025 pour faire connaître à leurs clients et à l’ElCom leurs tarifs d’électricité pour l’année prochaine. Non seulement les tarifs évoluent, mais il y aura aussi de nouveaux éléments tarifaires : en plus du tarif d’utilisation du réseau, du tarif de l’énergie, des redevances dues aux collectivités publiques, du supplément perçu sur le réseau et de la réserve d’électricité, la facture affichera aussi les coûts solidaires en lien avec les renforcements de raccordement et les aides transitoires pour les producteurs de fer, d’acier et d’aluminium. Le tarif de mesure, jusqu’ici intégré dans le tarif d’utilisation du réseau, sera présenté séparément. Cela n’aura aucune incidence sur le portefeuille du consommateur final. Selon les calculs de l’ElCom, les tarifs d’électricité moyens et les composantes tarifaires (valeurs médianes) pour un ménage type en Suisse consommant 4’500 kWh par an (profil de consommation H4) se présenteront comme suit :
- Le tarif global s’élèvera à 27.7 ct./kWh, soit 1.3 ct./kWh de moins qu’en 2025. Cela correspond à une facture annuelle d’électricité de 1’247 francs (-58 francs).
- Le tarif de l’énergie passera de 13.7 ct./kWh à 12.11 ct./kWh (-11.61 %).
- Le tarif pour l’utilisation du réseau passera de 12.18 ct./kWh à 10.75 ct./kWh. Cependant, les coûts de mesure, jusqu’à présent inclus, sont désormais facturés séparément dans un tarif distinct. Pour un ménage, ceux-ci s’élèvent à 74.40 CHF par an (ou 1.65 ct./kWh pour H4). Au total, les tarifs combinés de réseau et de mesure augmentent ainsi de 0.22 ct./kWh par rapport à l’année précédente.
- Le supplément perçu sur le réseau restera à 2.3 ct./kWh. Les coûts de la réserve d’électricité, d’un montant de 0.41 ct./kWh (année précédente : 0.23 ct./kWh), ainsi que le supplément pour coûts solidaires, d’un montant de 0.05 ct./kWh, seront en outre facturés via le réseau de transport. Les redevances et prestations dues aux collectivités resteront à 1 ct./kWh.
La situation est quelque peu différente pour les petites et moyennes entreprises en Suisse. Les prix de l'énergie et les coûts du réseau, y compris les coûts de mesure, baissent légèrement.
Les chiffres présentés sont des valeurs médianes. Toutefois, les prix varient parfois considérablement entre les gestionnaires de réseau au sein de la Suisse. Cela est principalement dû à de grandes différences dans l’approvisionnement en énergie (part de production propre et stratégie d’approvisionnement).
Les gestionnaires de réseau sont autorisés à inclure dans les tarifs l’ensemble des coûts qu’ils ont supportés pour l’exploitation des réseaux et l’acquisition de l’énergie.
Un fournisseur d’électricité est tenu de justifier les hausses des tarifs de l’électricité auprès des consommateurs finaux dans l’approvisionnement de base. La justification doit indiquer quelles modifications de coûts sont à l’origine de la hausse du tarif. Les quelque 590 gestionnaires de réseau en Suisse doivent communiquer leurs tarifs à l’ElCom chaque année avant la fin du mois d’août.
L’ElCom est notamment chargée de contrôler les tarifs de l’électricité pour les consommateurs finaux dans l’approvisionnement de base. En cas de soupçon, elle vérifie si les tarifs de l’électricité des fournisseurs d’énergie sont conformes aux bases légales. Tant que les hausses tarifaires appliquées par les fournisseurs reflètent l’augmentation des coûts des entreprises d’approvisionnement et sont conformes à la loi, l’ElCom n’a pas de marge de manœuvre pour ordonner des corrections, même si les hausses tarifaires représentent une charge importante pour certains ménages.
Sur la base des comptabilités analytiques que les gestionnaires de réseau lui soumettent chaque année, l’ElCom réalise des enquêtes afin de déterminer s’il existe des indices de tarifs illicites et s’il faut éventuellement ouvrir une procédure formelle de vérification des tarifs. Elle intervient soit de sa propre initiative (d’office), soit à la suite de notifications ou de demandes de consommateurs finaux.
L’ElCom peut intervenir si les coûts (et donc la hausse tarifaire) déclarés par un fournisseur d’énergie sont excessifs et injustifiables. En cas de soupçon, l’ElCom examine en détail les coûts et les tarifs déclarés par le fournisseur, et elle peut procéder à des réductions si les coûts déclarés ne sont pas conformes à la loi. Les éventuelles corrections n’ont toutefois pas d’effet immédiat sur le montant des tarifs, car elles ne se répercutent que dans les années tarifaires ultérieures.
Le tarif de l’électricité s’aligne sur les coûts de revient, c’est-à-dire sur les coûts de production de l’électricité et sur les contrats d’achat à long terme du gestionnaire du réseau de distribution.
Les tarifs dépendent donc fortement de la quantité de production propre dont dispose le fournisseur d’énergie et, si celui-ci n’en a pas ou pas suffisamment, de la manière dont il se procure l’électricité pour les consommateurs finaux. Si un fournisseur d’électricité propose de l’électricité d’origine hydraulique, mais qu’il ne dispose pas d’une production propre suffisante pour approvisionner ses clients finaux et doit donc se procurer de l’énergie sur le marché, les prix du marché, plus élevés, se répercutent au moins partiellement sur les tarifs de l’énergie qu’il applique. Et ce, indépendant du fait que le fournisseur d’énergie achète ou non l’électricité à des producteurs suisses d’énergie hydraulique ou nucléaire dont les coûts de production n’ont pas changé malgré les augmentations de prix sur le marché. En effet, ces producteurs vendent généralement leur électricité aux prix du marché à des fournisseurs d’énergie, à des gros consommateurs ou en bourse.
In der Schweiz können nur grosse Stromkunden mit einem Verbrauch von über 100'000 kWh pro Jahr den Energielieferanten frei wählen. Endverbraucher mit einem Stromverbrauch von weniger als 100’000 kWh – dazu zählen nahezu alle Privathaushalte – können ihren Energielieferanten nicht frei wählen und sind in der sogenannten Grundversorgung des lokalen Verteilnetzbetreibers gebunden. D.h. Privathaushalte können ihren Energielieferanten in der Regel nicht wechseln.
Les tarifs de l’électricité dans l’approvisionnement de base sont publiés par les fournisseurs d’électricité au plus tard à la fin du mois d’août. Ils peuvent être consultés et comparés au début du mois de septembre sur le site Internet de l’ElCom concernant les prix de l’électricité (www.prix-electricite.elcom.admin.ch). Les nouveaux tarifs sont applicables à partir du 1er janvier de l’année suivante. Ils sont fixes pour une année et ne peuvent pas être modifiés en cours d’année.
Les tarifs sont fixés pour une année et ne peuvent pas être modifiés en cours d’année. Les tarifs pour 2026 ont été publiés fin août 2025. L’adaptation suivante n’est possible que pour l’année tarifaire 2027.
Non. Les tarifs ne sont valables que pour l’année tarifaire correspondante. Un tarif en vigueur à partir du 1er janvier 2026 ne peut donc être appliqué qu’à la consommation enregistrée à partir du 1er janvier 2026. La date du relevé n’a aucune incidence sur le choix du tarif à appliquer.
Oui, à condition qu’aucun compteur intelligent ne soit installé. La date du relevé ne coïncide en principe pas avec la fin de l’année tarifaire. Le gestionnaire du réseau a donc le droit d’estimer ou d’extrapoler la consommation pour la période manquante.
Le gestionnaire du réseau doit procéder à l’estimation ou à l’extrapolation de manière compréhensible et en se basant sur des critères objectifs. Il doit être en mesure de détailler sa procédure sur demande de l’ElCom.
Oui, à condition qu’aucun compteur intelligent ne soit installé. La date du relevé ne coïncide en principe pas avec la fin de l’année tarifaire. Le gestionnaire du réseau a donc le droit d’estimer ou d’extrapoler la consommation pour la période manquante (cf. question 10). En utilisant la consommation annuelle relevée pour la période du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025, il procède à une estimation simplifiée de la consommation annuelle de 2023. Dans son estimation, il part du principe que la consommation annuelle du consommateur final reste plus ou moins la même en général.
Les tarifs de l’électricité sont valables pour un an au moins (art. 6, al. 3, LApEl). Il convient donc d’appliquer un seul tarif par consommation annuelle (c.-à-d. par période de 12 mois)
Prenez contact avec le gestionnaire du réseau. Celui-ci doit procéder à l’estimation ou à l’extrapolation en se basant sur des critères objectifs. Si le gestionnaire du réseau a connaissance d’écarts significatifs, il doit en tenir compte dans son estimation de manière aussi objective que possible. Il est éventuellement aussi possible de convenir avec le gestionnaire du réseau d’un relevé intermédiaire (réalisé par le consommateur final ou par le gestionnaire du réseau).
Le tarif de l’électricité comporte différents composants : le tarif de l’énergie, le tarif de l’utilisation du réseau, le tarif de mesure et les redevances aux collectivités publiques et le supplément perçu sur le réseau. Le tarif de l’énergie correspond au prix de l’énergie électrique. Le tarif d’utilisation du réseau désigne le prix pour le transport de l’électricité de la centrale au consommateur via le réseau. Les redevances sont des redevances et des taxes communales et cantonales. Enfin, le supplément perçu sur le réseau est la redevance fédérale perçue uniformément à l’échelle du pays entre autres pour l’encouragement des énergies renouvelables, le soutien de la grande hydraulique et l’assainissement écologique des centrales hydrauliques. Son montant est fixé chaque année par le Conseil fédéral. Comme les années précédentes, il s’élève au maximum légal de 2,3 ct./kWh.
Un modèle tarifaire basé sur la puissance appelée est autorisé par la législation actuelle. L’ElCom est chargée de veiller au respect des dispositions légales, mais elle ne peut pas légiférer elle-même.
Contexte et explications :Avant l’entrée en vigueur de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl), les factures d’électricité n’étaient généralement pas subdivisées en différentes parties (réseau, énergie, taxes et autres éléments). La LApEl impose la séparation entre le réseau et l’énergie. Elle exige églement que les tarifs doivent refléter les coûts occasionnés (principe de causalité). Certains gestionnaires de réseau interprètent la LApEl de manière à ce que les clients qui utilisent rapidement une grande quantité d’électricité et donc affichent une puissance élevée, soient facturés davantage. En revanche, ceux qui consomment la même quantité d’électricité, mais de manière régulière tout au long du mois, paient moins. Dans le passé, cette puissance était payée « forfaitement » : si le réseau devait être renforcé, les coûts étaient intégrés dans les tarifs et supportés par tous les consommateurs finaux. Il y a donc une redistribution des coûts en fonction des pics de puissance. Ceux qui ne provoquent pas de pics de puissance ne paient rien.
Avec l’augmentation de la production d’électricité décentralisée et la démocratisation de la mobilité électrique et des pompes à chaleur, les exigences relatives aux réseaux électriques se durcissent. Les tarifs dynamiques peuvent contribuer à réguler la charge du réseau et, par là même occasion, à réduire la nécessité de développer ce dernier. Même si de tels modèles tarifaires n’étaient pas exclus jusqu’à présent, ils n’étaient pas pour autant prévus par la loi. La révision de la LApEl a permis de créer la base nécessaire. À partir de 2026, les gestionnaires de réseau mettront en place de plus en plus de nouveaux modèles de tarification dynamiques, dans lesquels priment les tarifs pour l’utilisation du réseau. Les tarifs énergétiques dynamiques seront une exception. À l’instar des autres tarifs, le montant dépendra des coûts du gestionnaire de réseau. Au regard du principe de causalité, les éventuels avantages tarifaires pour les consommateurs finaux avec tarification dynamique se baseront sur les avantages escomptés pour les coûts du gestionnaire de réseau, dans la perspective d’éviter ou de retarder l’extension du réseau. Les tarifs doivent être conçus de manière à être comparables, pour un profil de charge standard d’un groupe de clients, aux autres tarifs de ce groupe de clients. Il existe en outre des exigences particulières en matière de transparence et de traçabilité des tarifs, y compris dans le cadre de la facturation. Enfin, il est désormais possible pour un gestionnaire de réseau de fixer un tarif d’utilisation du réseau dynamique comme tarif standard, auquel cas il doit aussi proposer au moins un tarif optionnel sans composante tarifaire dynamique. Pour 2026, aucun gestionnaire n’a encore fait usage de cette possibilité.